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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 13:53

Les émotions peuvent être préjudiciables et nous mettre dans un inconfort sans précédent. Elles génèrent des luttes incessantes et nous obligent à un combat permanent pour ne pas nous laisser sombrer.

Toutefois, les émotions sont porteuses de messages indispensables à la compréhension de qui nous sommes.

La manière dont nous nous sentons nous indique également si nous sommes en conflit avec nos systèmes de croyances ou nos valeurs. Si nous ne parvenons pas à identifier nos sentiments, comment pourrions-nous être vraiment nous-mêmes ? Respecter ses sentiments

Tout au long de notre apprentissage depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, nous découvrons la palette entière des émotions et des sentiments dont nous sommes capables. Il y a les sentiments et émotions autorisés que l’on ose révéler

. Puis ceux que l’éducation nous oblige à cacher ou qui sont interdits. On en connait d’autres que l’on qualifie d’inappropriés et puis les derniers que l’on trouve maladroits. Toutes ces adaptations de nous-mêmes, ces modulations sans cesse renouvelées contribuent à la construction de notre personnalité.

On peut s’endurcir ou se sentir fragilisé, mais dans tous les cas, on en tire une conclusion qui va définir notre identité. Nos sentiments sont bien réels, qu’ils soient tus ou révélés au grand jour, ils constituent la fibre existentielle de notre être.

De vivre en société ne doit jamais éteindre ou étouffer ce feu sacré de notre être animé par nos émotions et nos sentiments.

Alors, comment vivre nos sentiments sans qu’ils nous enivrent ? Respecter ses sentiments, c’est être capable de les reconnaître, d’entendre ce qu’ils nous disent, ce qu’ils signifient et ce qu’ils expriment en nous.

La manière d’y répondre reste une affaire de discipline.

C’est en cela que l’éducation a du bon. Nous apprendre à gérer et à composer avec ce que nous ressentons et ce que nous éprouvons au plus profond de notre être.

On pourrait presque considérer qu’une éducation est ratée lorsque l’individu ne parvient pas à contenir ses sentiments ou qu’il s’oblige à les nier ou à les travestir pour ne pas qu’on le reconnaisse. Les sentiments nous pétrissent, ils nous font devenir meilleurs ou pire. Mais si nous les ignorons, nous ne pourrons jamais plus nous améliorer.

Nous serons dans l’obligation de subir leur pouvoir, et cela, même s’il s’agit d’un pouvoir de destruction.

Les sentiments que nous ressentons doivent pouvoir être reconnus et gérer. Ils ne doivent jamais être les prétextes à une réaction impulsive, mais plutôt un réservoir intime et identifié de tout ce que nous sommes, pour nous permettre d’agir au mieux et dans les meilleures conditions. Ainsi, nous n’en aurons plus peur.

Nous serons capables de les accueillir et de laisser continuer de nous pétrir jusqu’à ce qu’ils fassent de nous des femmes et des hommes prompts à la maturité. Soyez vrai Être vrai !

L’idée qu’il nous faille être vrais soulève un problème existentiel de taille ; admettre que nous portons un masque et que nous sommes fourbes

. En fait, nous portons un masque et peut-être même que nous en portons plusieurs selon les circonstances.

Nous en portons pour cacher nos défauts, pour ne pas montrer notre vulnérabilité, pour ne pas révéler nos différences et tant d’autres encore qu’il nous faudrait un livre tout entier pour les décrire et les justifier.

En fait, dire que nous sommes une personne, c’est déjà admettre que nous portons un masque. Le mot personne vient du latin et signifie masque.

Dès lors qu’on est en société, en présence d’une seule personne, fût-elle notre mère, nous portons un masque. Même lorsque nous sommes devenu un homme, aux yeux de notre mère nous restons son fils et sur notre visage le masque attendri ou agacé de celui qui doit écouter des conseils mille fois entendus.

Quand donc pouvons-nous prétendre ne porter aucun masque ?

En sommes-nous venus à nous cacher de nous-mêmes ? Peut-être enterré dans la plus grande solitude, loin de toute civilisation, perdu au milieu de nulle part, nous parvenons à retrouver cette étincelle divine qui nous anime et nous ressuscite à la vie pleinement consciente et vraie.

En tous les cas, cette partie de nous-mêmes doit nous être révélée assez souvent si nous ne voulons pas définitivement nous perdre.

Être vrai, ne nous dispense pas nécessairement de nous cacher ou de porter un masque, mais cela nous oblige à en avoir conscience, de manière à ne pas nous mentir à nous-mêmes et à ne plus savoir qui nous sommes réellement.

Le risque est grand et d’innombrables vies se sont fourvoyées dans ce jeu stupide du mensonge. Rechercher l’authenticité, c’est être tout à fait ce que nous sommes.

Sans pour autant le faire savoir. Ainsi, nous dévoilons une émotion, nous agissons en hommes, en bons ouvriers ou en bons professionnels que nous sommes, sans avoir besoin de ne rien révéler sur notre véritable identité.

Nous n’avons pas besoin pour être vrai de nous démystifier.

Une partie de l’être reste voilée, mais jamais cachée, elle reste mystérieuse, inaccessible, mais jamais enterrée ou enfouie comme quelque chose d’abject dont on aurait honte.

Être vrai devient alors possible, même s’il nous faut porter au quotidien un masque. Commencez par reconnaître vos sentiments. Identifiez-les. Ne les ignorez pas, ne cherchez pas non plus à les dominer. Soyez simplement conscient de ce qu’ils évoquent en vous.

Vous devrez pouvoir nommer les sentiments qui vous habitent. Si vous ressentez de la colère, alors acceptez-la.

Si le remords vous envahit, dites-vous que vous ressentez de la culpabilité. Accueillez le sentiment tout entier, la cause, son origine et les émotions qui en émanent.

Observez à présent comment ce sentiment vous habite, comment il vous traverse, comment il vous transforme et puis comment il finit par vous quitter tout naturellement.

Ne réagissez pas extérieurement. Soyez simplement capable de l’intégrer et de le laisser accomplir son œuvre à l’intérieur jusqu’à ce qu’il s’épuise. Pardonner !

En voilà un de ces mots qui écorchent bien à vif. Non seulement il nous est difficile le plus souvent de pardonner, mais en plus, cela peut nous paraître complètement inconcevable. Surtout quand il s’agit de crime ou d’abomination.

Pourtant, pardonner est souvent indispensable.

La souffrance dévore trop souvent ses victimes. Parfois, quand un peu d’humanité continue d’habiter le bourreau elle parvient à lui insuffler de la culpabilité.

On aimerait que cesse le cycle infernal de la souffrance. Peut-être pouvons-nous commencer par celui que provoquent la vengeance, le crime et l’inconscience.

C’est ici que le pardon prend toute sa dimension.

Il devient un outil incontournable du développement personnel. Il est peut-être même le seul moyen susceptible d’apporter la guérison. Guérir la victime c’est déjà guérir notre humanité. Si le bourreau ne guérit pas, c’est qu’il n’a peut-être plus rien d’humain en lui.

Dans ce cas, nous n’avons pas à nous en soucier. Il nous faut chercher à guérir pour nous-mêmes, pour notre salut aurais-je envie de dire. Quand le bourreau reste attaché à son crime, on peut se demander comment c’est possible de pardonner. Il faut alors considérer le pardon comme un outil personnel et individuel.

Il n’est pas toujours fait pour réconcilier les êtres, ou pour les apprendre à aimer leur ennemi. Parfois aimer, c’est aussi apprendre à se détacher, à reconnaitre l'impossible affinité, voire le dégoût que l'on a pour quelqu'un.

Alors, aimer signifiera tout particulièrement d'accepter qu'on ne peut rien changer à ce sentiment, mais qu'on n'a pas non plus lieu de le nourrir. De ce fait, on se libère du sentiment par le pardon.

On pardonne dans l'unique but de nous délivrer de ce lien nauséabond qui continue de nous torturer.

Ainsi, on entame la guérison dans notre cœur. L'autre ne changera peut-être jamais, néanmoins, nous, nous aurons obtenu la distance nécessaire pour nous sentir bien, pour nous protéger et pour nous donner toutes les chances de nous reconstruire. Le pardon ne doit donc pas être confondu avec l'absolution.

On n'en a de toutes les façons pas le pouvoir. En outre, personne ne nous demande d'effacer notre mémoire. Par contre, nous avons tout à gagner à nous guérir des souffrances et des traumatismes du passé.

Alors, pardonner devient une raison supplémentaire d'agir pour devenir un homme libre. Mateo

http://www.vie-sante-bien-etre.com/secret/

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